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FCK à l’Atelier Jespers (Urbanistic Ceramic – du 16/11 au 11/12)

Second volet d’une collaboration entre le céramiste Frédérick Gautier (FCK), Jean-François Declercq, responsable de l’atelier Jespers, Emilie Sené et Anthony Vergne de la galerie Maison Verrsen. Après avoir présenté des céramiques, pour l’événement Pierre Jeanneret à Chandigarh dans l’atelier Jespers, FCK revient pour y exposer ses trois dernières performances.
URBANISTIC CERAMIC réunit les travaux de : OPTx100 Péniche Le Corbusier à Paris, Eat The River à Los Angeles et Amarrage OPBx100, sur les canaux de Paris.

Frédérick Gautier s’empare plastiquement de paysages urbains, afin de réaliser des « outils pour se nourrir ». Son parcours éclectique témoigne d’une quête insatiable d’images, de formes et de matières. Après avoir travaillé vingt ans dans l’industrie du cinéma, il développe des manières de révéler les qualités graphiques, esthétiques et usuelles de territoires, parfois inapprochables ou dissimulés. Des fragments d’architecture côtoient le design et se figent dans une céramique, évoquant à maintes reprises les textures du béton.

Aiguisant son regard de paysagiste, en passant quatre années à l’école de Versailles, il trace un jour une ligne éphémère à la nage dans le Grand Canal du Château de
Louis XIV. Cette performance soutenue par agnès b marque le début d’une aventure subversive dans des lieux d’exception, jouant avec les limites de l’interdit.

Après avoir habité la Péniche Le Corbusier et réalisé 100 théières, FCK arpente la Los Angeles River en 2016 pour sa performance Eat The River. Le travail photographique sera exposé pour la première fois à l’atelier Jespers. Ces images captent le territoire et s’associent à chaque fois à un objet qui en découle. FCK a récemment installé son atelier sur les passerelles des Magasins Généraux, siège de BETC à Pantin. Pour cette sixième opération in situ il nous transporte une nouvelle fois à la lisière de l’eau devant 100 bittes d’amarrage, produites à l’occasion de cette résidence.

Aux origines de toutes civilisations et constituante de la terre, l’eau nécessite aussi des outils pour la contrôler. Ses céramiques s’inspirent de ce monde mobile et flottant qu’il redécouvre sur les bords du canal. Des formes pour la contenir jaillissent de cette rencontre. Il s’attache à toujours évoquer un territoire en lui empruntant des outils qu’il trouve sur place. FCK traque sans répit des formes simples, exploitant des méthodes de production toujours plus rapides. De la
répétition nait une gestuelle méditative, provocant des réalisations aléatoires.

Les matières organiques de la terre et minérales des émaux, vibrent par leurs imperfections. Les textures diffèrent, produisant des objets à la fois sériels et uniques. Animé par le challenge, hérité du milieu de l’entreprise, Frédérick Gautier s’amuse avec les frontières spatio-temporelles. Son atelier mobile s’apparente à une micro- usine dans laquelle règne une économie d’outils et d’actions. Les objets sont produits avec rapidité et agilité, ensuite numérotés puis inventoriés. Il multiplie ses séries d’objets sous l’impulsion d’un « homme machine », et fait écho aux maîtres de l’architecture, tels Mies van der Rohe, Le Corbusier ou encore Oscar Niemeyer. Les préceptes modernistes, brutalistes de ses mentors importent ses objets, bâtis tels de micro architectures. De la même manière, la volonté de faire de son paysage, des objets fonctionnels, limite l’expression ornementale.Chez FCK, la photographie, l’image et l’objet, ont vocation à être graphique, utile et à la recherche d’une économie de geste au service du quotidien.

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